Choses curieuses, cinéma, littérature, société...

Última modificación: 01/06/2018 - 12:28

 

Serge Dumont, le biologiste prête sa voix au monde du silence

 

Ses films révèlent la beauté et la délicatesse des milieux aquatiques, le biologiste et plongeur strasbourgeois accumule les palmes d’or. Loin de porter sur la nature un regard naïf, il parle aussi de ce qui fâche.  

Depuis une semaine, dès qu’il le peut, Serge Dumont transporte ses bouteilles de plongée et ses caméras sur des centaines de mètres pour atteindre un tronçon de rivière reculé. Il attend un événement qui ne dure que quelques jours par an : la reproduction du brochet. « Ils n’en sont qu’aux préliminaires, mais je pense que ça aura lieu samedi, […] pour la pleine lune. » Les images capturées viendront parachever son dernier film. Arte, France 3, ainsi que les chaînes allemandes ARD et SWR en assureront la diffusion.

« Gamin je partais dans la forêt avec un instamatic, je me mettais par terre et photographiais les chevreuils. J’ai voulu faire de la plongée très jeune. » À 21 ans il était déjà moniteur de plongée. Deux ans plus tard, il pousse les portes de la « commission biologie » de la fédération de plongée et entre à l’université de Strasbourg pour suivre un cursus de biologie générale. Dans le même temps, il multiplie les plongées en gravières et fait des découvertes. « J’y ai vu des choses qui n’étaient pas connues… » Intrigué, il amorça ses recherches.

Depuis, sa passion et son métier ne font qu’un. Serge Dumont est hydroécologue au sein de l’équipe pluridisciplinaire du Laboratoire Image Ville et Environnement de Strasbourg. (LIVE) « Maintenant, les gravières, c’est mon activité de recherche à plein temps. […] Le glissement s’est fait en douceur, c’est génial ! Je travaille beaucoup mais ce n’est que du plaisir, je fais tout ce qui me plaît ! » s’exclame-t-il. Et pourtant, il enseigne, publie et vulgarise. Infatigable, le chercheur comptabilise 60 plongées depuis janvier et a passé plus de huit mois de sa vie sous l’eau.

 

Le cinéaste militant

 

Lors de ses premières conférences pour sensibiliser le public à la protection des milieux aquatiques, il montre des images et s’aperçoit que c’est ce qui plaît le plus. Il se prend au jeu et tourne des films de plus en plus longs. Il prend rapidement conscience que pour diffuser son message et rencontrer des collaborateurs, il va devoir participer à des festivals. En 2007, c’est la révélation, il rafle la palme d’or lors du Festival mondial de l’image sous-marine d’Antibes. Doublant Christian Pétron, réalisateur des images sous-marines du Grand Bleu. En 2013, « Jungle d’eau douce » est couronné de 12 prix internationaux et 5 palmes d’or.

 

« Je n’ai pas fait des films sur la biodiversité pour dire uniquement : c’est beau, c’est merveilleux. Il y a plein de choses qui ne vont pas. »

 

Certaines activités humaines détruisent les écosystèmes. La pêche de loisir à la carpe notamment. Serge Dumont ne cherche pas à l’interdire mais discute avec les pêcheurs et les gestionnaires des gravières pour trouver des solutions. Plus ambitieux, son prochain film on prochain film parlera de la nappe phréatique du Rhin supérieur, la vie qui en dépend et les menaces qui pèsent sur son équilibre. « L’agriculture abuse encore trop des engrais minéraux (nitrates et phosphates) et surtout des pesticides qui s’insinuent dans toute la chaîne alimentaire, jusqu’à l’homme. » Il rappelle que l’eau de la nappe arrive directement à nos robinets sans subir d’autres traitements qu’un ajout de chlore. « Mes films sont des outils de sensibilisation. J’entrevois des signes de changements, on aimerait que ça aille plus vite bien sûr ; les habitudes des consommateurs sont en train de changer. La clé est là. » conclut-il confiant.

Matthieu Durey

 

 

SP3AK3R : le nouveau média affûte ses jeunes chroniqueurs

 

Issus des quartiers populaires, dix jeunes élèvent leur voix dans les locaux de Sciences Po. Initiés aux joutes verbales par deux étudiants de l'École des jeunes orateurs de Sciences Po Strasbourg, ils viennent perfectionner leur éloquence. CLIQUEZ ICI.

 

Image et article: Matthieu Durey

 

 

Alice Zeniter : L’Art de Perdre

 

Au mois de novembre 2017, le trentième prix Goncourt des Lycéens a été décerné à Alice Zeniter  pour son roman L’Art de Perdre chez FlammarionCe roman est particulièrement intéressant car il nous plonge au cœur du problème d’une famille de souche Kabyle  qui va vivre  trois moments importants dans son histoire :

  • Une première période dans une Algérie française qui va bientôt connaître un processus d’indépendance avec tous ses vécus dramatiques.

  • Un exode vers une patrie inconnue : la France  qu’ils vont découvrir.

  • Une adaptation tant bien que mal et l’évolution de sa troisième génération.

 

Image: France Télévisions

 

Prise entre deux cultures : la française de sa famille maternelle qu’elle connaît bien et l’algérienne  de sa famille paternelle dont elle ne sait rien, la  protagoniste Naïma va partir à la recherche de ses origines et tenter de retrouver les traces de cette vie qu’ont vécue ses grands-parents Kabyles et leurs enfants (dont son père) auparavant.

 

Alice Zeniter a su nous transmettre avec délicatesse l’ambiance de chacun de ces univers tout au long de ces trois générations, au fil du temps et des circonstances. Elle  sait nous plonger au cœur de cette famille qui nous devient chère au milieu des vicissitudes qu’elle doit affronter. Ce livre est sans doute passionnant pour un lecteur avide d’histoire et de réalités sociales mises en scène.  Lire ce livre nous aide un peu à comprendre la complexité d’une jeunesse française actuelle.

 

Joëlle Barnaud  Savignat

 

 

 

Un film à voir : "Le Sens de la fête" de Toledano-Nakache (2017)

 

La paire de réalisateurs Toledano-Nakache nous revient, après le succès international d'"Intouchables" en 2011 et l'échec commercial de "Samba" en 2014, avec un film qui cette fois traitera, à travers l'organisation erratique d'un mariage, du vivre ensemble à la française, avec ses bons et ses moins bons côtés.

 

Les talentueux réalisateurs de plusieurs comédies emblématiques françaises de ces 15 dernières années ont voulu cette fois donner le rôle principal, et totalement justifié, à Jean-Pierre Bacri, cet acteur si souvent pertinemment utilisé dans des rôles de grincheux mal dans sa peau. Ce sera ici aussi le cas.

 

Ainsi, il incarne le patron d'une petite société d'organisation de mariages qui, ayant des fins de mois difficiles, doit tirer le diable par la queue pour satisfaire des clients exigeants, capricieux et aux goûts très bourgeois.

 

 (Cliquez sur la photo pour voir la bande-annonce du film)

 

Le film nous raconte comment, du début de la matinée à l'aube suivante, Max Angély (Bacri) devra, non seulement régler une suite sans fin de problèmes organisationnels mais aussi tenter de survivre à ses propres désordres sentimentaux, sans être pour cela aucunement aidé par son personnel, lui-même tiraillé par des problèmes interpersonnels qui semblent l'emporter sur son devoir professionnel...

 

"Le Sens de la fête" (traduit en "C'est la vie" dans d'autres langues), qui aurait d'ailleurs pu être ironiquement appelé "Le Sens de la vie", transporte donc le spectateur pendant une journée de deux heures à travers différents types de personnages bien français et bien remplis de paradoxes. C'est à la fois une photographie de la société française dans sa diversité mais aussi dans ses aspérités.

 

Paradoxalement, ce film est à la fois très universel puisqu'il nous montre qu'il y a de tout pour faire un monde, que ce soit en France ou partout ailleurs. Enfin, notons la présence des acteurs Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, et d'innombrables acteurs secondaires qui accompagnent brillament Bacri dans ses périples psychologico-socio-professionnels... dans une journée bien remplie...

 

J.F. Renard

 

 

 

Petit lexique de la prostitution parisienne au XIXe siècle 

 

Bien établi dans les rues de la capitale depuis des siècles, le commerce des charmes a connu son âge d’or sous le Second Empire. Cette époque qualifiée d’immense « fête impériale » a non seulement vu émerger les prostituées de luxe et se développer les maisons closes, mais a grandement étendu le vocabulaire lié à la prostitution. Voici quelques mots à connaître avant de s’aventurer du côté libertin de la capitale ! Cliquez sur la photo pour découvrir tout le lexique.

 

Crédit: Paris ZigZag, Musée d’Orsay.

Sección de Francés

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